CHRONIQUES DE LA RENAISSANCE AFRICAINE / SANS FILTRE
Par Pasteur Edoh K. KOMI – La Voix des Sans Voix qui brise le silence.
“Ici, on ne caresse pas l’histoire. On la dit. Sans filtre, sans peur, pour réveiller l’Afrique.”
CHRONIQUE N°1 : MACKY SALL À L’ONU – POURQUOI L’AFRIQUE DIT NON ?
[ POLITIQUE ] — CHRONIQUE N°1
Publiée à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix – 21 Septembre 2026
En ce 21 septembre, Journée Internationale de la Paix décrétée par les Nations Unies, nous avons choisi de parler de l’ONU elle-même. Et d’une candidature qui interroge notre conscience africaine.
Au 3ème vote indicatif du Conseil de Sécurité pour le poste de Secrétaire Général de l’ONU, le 18 septembre 2026, Macky Sall s’est effondré : 5 voix pour, 9 voix contre, 1 sans opinion. Il est derrière la Costaricaine Rebeca Grynspan et la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett.
Mais le plus grand désaveu n’est pas venu de New York. Il est venu d’Afrique.
Le 27 mars 2026, l’Union Africaine a rejeté sa candidature. Vingt États membres ont rompu la procédure de silence pour bloquer le soutien. Et son propre pays, le Sénégal, a déclaré dans une note officielle qu’il n’a à aucun stade endossé cette candidature.
Pourquoi l’Afrique a-t-elle dit non ?
1. Le déficit de légitimité démocratique
On ne peut pas avoir gouverné de 2012 à 2024 en tentant de forcer un troisième mandat, en laissant plus de 60 jeunes mourir dans les manifestations de 2021 à 2024, en emprisonnant des opposants, et vouloir incarner la paix et les droits de l’homme à la tête de l’ONU. L’Afrique a de la mémoire.
2. Le non-respect des règles de l’Union Africaine
Le Nigeria l’a rappelé : la procédure était incorrecte. Selon le principe de rotation géographique au sein de l’ONU, ce poste ne devait pas revenir à l’Afrique mais à l’Amérique Latine et aux Caraïbes. Forcer le destin en passant par le Burundi, alors président en exercice de l’UA, était une maladresse diplomatique.
3. L’Afrique veut une autre image d’elle-même
L’Afrique de 2026 ne veut plus être représentée par les anciens présidents qui ont échoué à enraciner la démocratie chez eux. Elle veut un leadership moral, crédible, qui incarne l’avenir et non la Françafrique. La renaissance africaine a besoin de symboles neufs.
La leçon du MMLK en ce jour de paix
En cette Journée Internationale de la Paix, cette débâcle nous donne une grande leçon :
On ne peut pas réprimer son peuple à Dakar et vouloir incarner la paix à New York. La légitimité internationale commence toujours par la légitimité nationale.
Comme le disait notre maître Martin Luther King : “L’injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice partout.”
L’Afrique a dit non à Macky Sall pour dire oui à son propre avenir. C’est cela, la Renaissance Africaine. Et c’est cela, le chemin de la paix véritable.
Bonne Journée Internationale de la Paix à tous.
Pasteur Edoh K. KOMI
Président MMLK / Président IPRA
Lomé, 21 Septembre 2026


