SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE ET DÉCRYPTAGE FINANCIER
Voyage du ministre Romuald Wadagni à Paris pour 105 milliards de FCFA : L’analyse sans détour du Pasteur Edoh KOMI sur New World TV
Invité sur le plateau de New World TV, le Pasteur Edoh KOMI, Président du MMLK, analyse le récent déplacement du ministre béninois de l’Économie et des Finances à Paris pour solliciter un prêt auprès de l’Agence Française de Développement (AFD).
Au XXIᵉ siècle, la question de la dépendance financière des États africains vis-à-vis des anciennes puissances coloniales reste au cœur du débat sur la souveraineté. Tout en reconnaissant que les 105 milliards destinés à l’électricité, l’agriculture et la pisciculture sont utiles, le MMLK interpelle sur la stratégie globale et les dessous financiers de cette opération.
1. De la mendicité financière aux investissements productifs
Le Bénin ayant réalisé de véritables prouesses en matière de bonne gouvernance ces dernières années, la stratégie aurait dû s’orienter vers la recherche d’investissements directs plutôt que vers l’endettement :
« Ce qu’on aurait pu faire, c’est d’aller chercher plutôt des investissements, par exemple pour l’usine de transformation de l’anacarde à Parakou, pour créer plus d’emplois locaux. » — Pasteur Edoh KOMI
2. Le mécanisme des taux : Comment Paris tire profit de la dette africaine
Le Pasteur Edoh KOMI met à nu le circuit financier de l’Agence Française de Développement (AFD) :
- L’AFD emprunte sur les marchés sous la garantie de l’État français à un taux préférentiel très bas (autour de 3%).
- Elle re-prête ensuite cet argent aux pays africains à des taux plus élevés (4 à 5%).
- Paris encaisse ainsi la différence et réalise un bénéfice sur les intérêts payés par les contribuables africains pendant 10 à 15 ans.
3. Pourquoi la France endettée continue de prêter ?
Alors que la France est elle-même lourdement endettée (à plus de 3 330 milliards de dollars), pourquoi continue-t-elle de prêter aux États africains ?
Pour sauvegarder sa zone d’influence géopolitique et maintenir sa tutelle économique sur nos nations.
Le MMLK réaffirme que la véritable indépendance de l’Afrique passe par l’arrêt du recours systématique aux prêts extérieurs et la promotion d’investissements souverains créateurs de richesses locales.
MMLK – La Voix des Sans-Voix
Analyse Médias & Économie — Octobre 2026


